Égypte
du 24 avril  au 02 mai 2004

CYCLE DES CINQ ÉLÉMENTS
LE FEU
DÉSERT ARABIQUE

Accompagnement :  Patrick VILAIN  - Richard LOPEZ

 

Notre premier itinéraire nous conduira dans le désert d’Égypte. Il est difficile de passer à côté de l’élément feu dans cet environnement où il règne sur le minimum vital, jusqu’à le menacer pour qui n’en tiendrait pas compte. Il vient mettre à jour l’essentiel qui nous habite tant le superflu ne résiste pas à la morsure de son intensité.

Le dénuement et le silence du désert nous aident au fil de la marche à nous libérer de nos préoccupations qui font tant de bruit en nous, pour venir animer cette question fondamentale, prémisse d’un éveil possible à soi-même : qui suis-je ?

Possibilité d’une expérience fondatrice du fait d’être, lorsque la peur du manque et du vide n’est plus, ou ne peut plus être compensée par le besoin d’avoir.

Possibilité d’une réorientation lorsque le manque devient l’aiguillon de l’appétit de vivre, et non plus le trou à combler par tous les moyens possibles, pourvu qu’il se taise.

Possibilité d’une réalisation lorsque ce feu grandit en nous jusqu’à nous laisser les pieds sur terre.

Possibilité d’une ascension lorsque, dans son alliance avec l’air, il nous met en mouvement vers les hauteurs.

Possibilité d’une mutation lorsque, dans son alliance paradoxale avec cette eau qui menace de l’éteindre, il donne la vie.

Possibilité d’un accomplissement lorsqu’après être née, cette vie peut émerger en elle-même dans sa quintessence.

Notre approche des cinq éléments étant avant tout à vivre en soi, chacun dans sa manière spécifique, l’aspect théorique ne viendra que très rarement nourrir le besoin d’un cheminement intérieur.

Le sens de nos interventions aura pour but principal, non pas de montrer un chemin qui somme toute ne serait que le nôtre, mais de vous accompagner dans celui qui est le vôtre.

Voyage intérieur à vivre pour chacun dans son implication personnelle avec l’autre, l’environnement et lui-même, dans le dialogue avec son intimité.

Patrick VILAIN

 

Deux possibilités s’offraient à nous pour rencontrer le feu : choisir une terre de volcan ou un désert, choisir entre un feu de la terre et un feu du ciel. Pour moi le feu reste Yang, masculin et je l’associe souvent à l’air, au ciel. C’est donc en Egypte, dans le désert arabique que nous allons expérimenter ce feu, dans un espace immense et nu, petite parcelle masculine dans le féminin de la Terre, petit point blanc dans la virgule noire du Tao.

Un rendez-vous avec le désert est toujours un rendez-vous avec soi-même. Le feu du soleil nous chauffe, nous brûle, le petit “moi” se consume et nos illusions se retrouvent scories au fond de l’athanor. Mais paradoxalement, au cœur du dépouillement, passée l’épreuve de la perte de ce à quoi nous étions si attachés nous pourrons trouver, au milieu des scories, la goutte d’Or de l’alchimiste, notre essence, l’Essentiel.

Le feu nous ramène à l’Un, à la Réalité que rien ne peut détruire...

Richard LOPEZ